PACK

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Niger, région de Maradi

Programme d’Action Cantonal eau et assainissement de Kanembakaché

Département de Mayahi, région de Maradi, Niger

Communes de Kanembakaché, d’Issawane, d’Alassan Mayreyey, et de Tchaké, faisant partie du Canton de Kanembakaché. Bénéficiaires : 22 300 habitants (12 villages)

Durée : 3 ans, 2017 – 2020. Budget : 1 532 200€

Partenaires financiers français (82%) : AESN 600 000 € (39%), SEDIF 659 000 € (43%)

Partenaires financiers nigériens (18%) : Communes 72 000 € (5%), Exploitants 156 000 € (10%), Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement 45 200€ (3%)

Opérateurs : SEVES-THEC


Etat des lieux

Le Niger, avant-dernier au classement de l’IDH (Indicateur de Développement Humain – 2016), connait un des taux d’accès à l’eau potable parmi les plus faibles du monde, en particulier en milieu rural. Dans les 12 villages cibles du Canton de Kanembakaché, l’approvisionnement en eau se fait principalement à partir de puits, souvent éloignés des concessions, dont l’eau est de très mauvaise qualité, et le puisage pénible pour les femmes et les enfants. Par ailleurs, la défécation à l’air libre est généralisée, et les latrines sont quasiment inexistantes, autant dans les institutions scolaires et sanitaires que dans les concessions.

Situation avant le projet

 


Descriptif du programme

Le projet PACK à pour objectif principal d’améliorer les conditions de vie de la population en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les 12 villages. Afin d’atteindre cet objectif le projet se divise en plusieurs volets :

Description sommaire des ouvrages « eau » : 8 mini Adductions en Eau Potable (mini-AEP), dont 3 mini-AEP multi-villages. Alimenté en énergie par des panneaux photovoltaïques (et un groupe électrogène selon le besoin), chaque système comprend un forage à partir duquel l’eau est pompée dans la nappe puis refoulée vers un réservoir surélevé. L’eau est ensuite distribuée au niveau de quelques bornes fontaines. Le projet prévoit la réalisation de 8 forages et leur équipement, 8 réservoirs surélevés, environ 44 000 ml de réseau, 50 bornes fontaines, 8 locaux d’exploitation, 8 champs solaires, le raccordement des centres de santé et des écoles à l’eau potable.

Concernant les services d’eau, l’ensemble des acteurs est accompagné et formé (Communes, Associations d’usagers, exploitants) pour favoriser une compréhension de leur rôle respectif, garantir un service public durable, et professionnaliser l’exploitation. Pour la création des mini-AEP, des entreprises sont recrutées sur appel d’offres pour la construction et l’exploitation, ce qui assure une réalisation des infrastructures de qualité, l’entreprise constructrice étant celle qui exploite également le réseau. Elles investissent également sur fonds propres, en tant que délégataire du service, dans tout ou partie des équipements renouvelables (pompe, groupe électrogène et/ou panneaux solaires), le contrat prenant alors la forme de délégation en affermage avec « îlots concessifs » (les îlots étant les équipements portant l’investissement du délégataire).

Description sommaire des ouvrages « assainissement » : Des latrines scolaires sont mises en place dans 8 villages et des latrines et des lavoirs dans les centres de santé dans les 12 villages. 4 édicules publics sont installés dans 4 villages, 8 points d’eau sont assainis dans 8 villages.

Concernant l’assainissement, une solution de gestion est mise en place pour chaque type d’infrastructure avec la formation des gestionnaires. Une campagne d’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) basée sur l’acquisition de latrines améliorées et mixant le financement par les ménages et une subvention à l’achat est menée dans chaque village et accompagnée de mesures de sensibilisation à l’hygiène.

 

Carte de localisation du projet